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Violences sexistes et sexuelles : un questionnaire proposé aux élèves de la maternelle au lycée
À partir du 2 novembre 2026, les élèves de la grande section de maternelle à la terminale se verront proposer chaque année un questionnaire pour repérer les violences sexistes et sexuelles. Les parents peuvent s'y opposer, et les enfants restent libres de ne pas répondre.
Publié le · 2 min de lecture · 1 source officielle
Ce qui change
Un décret du 14 octobre 2026 fixe les règles d'un nouveau questionnaire annuel sur les violences sexistes et sexuelles. Il sera proposé aux élèves à partir du 2 novembre 2026, pendant une séance d'éducation à la sexualité.
Ces séances s'appellent « éducation à la vie affective et relationnelle » à l'école primaire. Au collège et au lycée, la sexualité est ajoutée à l'intitulé.
Le but est de prévenir et de repérer ces violences, puis d'aider les enfants concernés.
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Qui est concerné
Le dispositif s'applique dans les écoles, collèges et lycées publics et privés sous contrat. Les questions sont adaptées à l'âge, avec cinq versions :
- grande section, CP et CE1 ;
- CE2, CM1 et CM2 ;
- 6e et 5e ;
- 4e et 3e ;
- lycée.
Les questions portent sur le bien-être de l'enfant, son sentiment de sécurité, le respect de son corps et de ses choix. L'élève répond par oui ou non, ou indique qu'il ne sait pas.
Comment ça se passe
Le questionnaire est rempli sur papier, en début de journée. Si un élève a du mal à lire, l'enseignant lit les questions à voix haute pour toute la classe, afin que cet élève ne soit pas mis à part.
Les réponses sont lues rapidement par le personnel. L'objectif est de protéger dans la journée les élèves qui en ont besoin, notamment en cas de soupçon d'inceste.
La suite dépend de la manière dont l'élève a répondu :
- si le questionnaire porte son nom et laisse penser à des violences, l'enfant est reçu en entretien par au moins un membre du personnel formé à ce type d'échange ;
- si le questionnaire est anonyme, une action d'information et de sensibilisation est organisée dans la classe ou l'établissement.
L'élève peut aussi signaler qu'il souhaite être écouté et accompagné par un professionnel, comme un assistant de service social ou un psychologue.
À savoir pour les parents
L'établissement doit vous prévenir avant la mise en place du questionnaire. Vous pouvez refuser qu'il soit proposé à votre enfant. De son côté, votre enfant n'est jamais obligé de le remplir et peut répondre sans donner son nom.
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